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Article 13.  - Migrations en Californie du Nord

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  Destination le sud. Le mois de septembre-octobre est la période des grandes migrations. Les baleines grises (Eschrichtius robustus) descendent jusqu’à Baja pour mettre bas dans les eaux chaudes du Mexique. Les oies sauvages canadiennes, les canards, les hirondelles, volent en formation. Chaque animal dans le sillage de son prédécesseur.

 

  Nous aussi nous voyageons en groupe. Dans la roue d’ « Iniaky » et de « Dave », un Catalan de 50 ans, très zen, qui a toujours une petite attention sympas et un Américain de 25 ans au rire très communicatif. A force de se dire au revoir chaque matin et bonjour tous les soirs, nous avons fini par faire route ensemble ! Nous prenons le rythme de nos compères. Cette compagnie n’est pas pour nous déplaire. Levé 8h, décollage 9h. On souffre ensemble dans les montées. On s’exclame en cœur devant les panoramas. Ah, et oui biensur on prend le café de 10h !

  A peine passée la frontière avec l’Oregon, c’est le domaine des Sequoias géants. Une bouffée d’humilité nous attend au pied de ces monstres millénaires. Ils sont immenses. Le séquoia semperviren est le plus haut et mesure jusqu’à 115m. Le Sequoia Dendron gigenteum est le plus large. Son diamètre au sol est de 9m.

   Il pleut souvent. Mais sans la pluie et le brouillard, ces forets ne seraient pas là (…quel impact du changement climatique ??) ..Alors, on oublie nos chaussures trempées, on se tait et on apprécie le voyage au milieu des pieds d’boi geants. L’eau ravive le vert des mousses sur les branches et le brun des écorces. A la sortie des Parcs nationaux  de « Prairie Creek Redwoods » et de « Humbolt Redwood » , on remet la musique sur les vélos. Les distances à parcourir chaque jour sont longues. Entre 70 et 100km. Nous voulons être au plus tôt à San Francisco car nos visas expirent le 6 novembre et que finalement nous roulerons jusqu’à Los Angeles.

   La Californie ça sent bon le soleil, l’iode, la sève de pin, mais également …la marijuana. Cela est légal depuis quelques années ici.  L’état est cependant un gros producteur depuis longtemps. A Gaberville, c’est une foule de gens qui cherchent un travail de « coupeur » et qui prennent racine devant le super marché. Beaucoup sont loin sur une autre planète. Sur certaines de ces planètes, il est normal de proposer aux cyclistes un massage sur le trottoir ! Avec Iniaki et Dave on hallucine un peu. Heureusement, plus loin sur la route, il n’y a plus que l’odeur qui émane de chaque buisson, nous ne retrouverons plus cette ambiance aussi étonnante, seulement de simples amateurs.  

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  Kilomètres après kilomètres, les pins sont remplacés par les Eucalyptus. Nous nous endormons parfois dans l’odeur de leurs feuilles. L’architecture de certains villages sont maintenant les reliques de vieux westerns : au coin un saloon, ici une vielle banque réaménagée en studio d’art.

C’est au cours de ce trajet que nous voyons nos premiers « Raccoons » (ratons laveurs) ! Ils errent dans les campings à la recherche de nourriture avec leurs copains « skunks » (Moufette). Avec Dave on s’amuse à les observer. De vrais acrobates ; la progéniture d’un maquis et d’un chat ? Puis dans la nuit, ils grimpent sur nos sacs cherchant le moyen de les ouvrir. Ils sont malins. Certains disent même qu’ils sont capables d’ouvrir votre tente à l’aide de leurs 5 doigts ! Ils ont presque le pouce, mais pas opposé ! Ouf ! Et c’est reparti sans nos amis bikers cette fois, avec qui nous aurons partagé notre dernière bière dans le hot-tub de Manchester !

 

  Nous avons trouvés les spots de kites.  : « Pistol River », « Big Lagoon », « Bodega Bay »… mais sans le vent. Dommage car ils sont tous extra. Ce sont des étangs fermés à la limite de l’océan, tout comme Floras lake, mais parfois encore plus grands et flats. La météo n’aura pas été avec nous sur la partie Nord Californienne pour naviguer. Soit, cela nous permet d’avancer à grand rythme. On admire les paysages, les fermes d’huitres qui s’alignent dans la magnifique baie de Tomales, les Pélicans bien grégaires eux, toujours en compagnie des autres migrateurs !

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